Synopsis

Un groupe de personnes invariablement courbées, dit uterriens, longtemps opprimés, s’en sortant à peine, vivent hors du temps, sans aucune connexion au monde, sous la houlette d’un maître à penser invisible, connu sous le prénom d’IL. Ils ne savent pas comment en sortir et comment y vivre. Ils ne savent si c’est une prison, si c’est un exil, si la vie est ainsi faite, et si hors d’Uterrus, c’est meilleur.
IL est un mystère. Ils le connaissent à travers son messager, connu sous l’éponyme de la voix. IL leur fait comprendre que l’un ou l’une d’entre eux possède la clé au fond de lui mais ne s’en rend pas compte. IL les invite alors, durant six jours (les six jours de la genèse) à tenter, chacun à sa manière, de trouver l’issue. Le but étant qu’ils présentent devant IL, le jour des intercessions, le spectacle des uterriens.
Avant d’atterrir chez les terriens, ils doivent apprendre par coeur des phrases toutes faites, tout droit tombées du ciel. Elles doivent être gravées dans leur tête et récitées sans la moindre fausse note. Le spectacle qu’ils doivent préparer devra être donné devant IL, le jour des intercessions.
Dans un premier temps, ils se mettent à reproduire la violence télévisuelle, journalistique, la mimer, et sans transition, la machine se détraque. Face à la lumière, ils se mettent à raconter la violence ordinaire qu’ils subissent tous les jours, de la belle mère, du voisin, du chef d’entreprise, de l’oncle barbu, des sous fifres de IL, du temps qui les écrase, des regards malveillants, etc.
Leur obsession est de cesser d’avoir le dos courbé et de se redresser. Après l’épisode de la lumière télévisuelle, vient celui de l’identité, puis celui de la marginalité. A chaque fois, ils explorent les pistes pouvant les aider à quitter cet Utérus de la terre qui les avilit.
Les divergences commencent à se faire ressentir. Une fois embarqués dans leur délire, ils deviennent incontrôlables. Chacun en fait trop à sa façon. Tous ont envie d’en découdre. Envie de révolution ? Même pas. Envie de guerre, envie de fric, envie de s’en aller. Ils ne voient pas l’issue.